Féminisme blanc : le mépris de Lou Doillon

Ca a commencé par une entrevue accordée par la chanteuse vaguement célèbre Lou Doillon au quotidien espagnol El Pais dans laquelle la fille de sa mère s’est exprimée sur le féminisme et ses nouvelles icônes (Beyoncé, Nicki Minaj, etc…).  A une époque où les actrices semblent plus capter l’attention par leur capacité à récupérer leur silhouette de rêve – diktat de la minceur oblige – quelques semaines après la naissance de leur enfant, savoir qu’une comédienne a une opinion pertinente sur le féminisme pourrait sembler rafraichissant. Sauf que dans ses propos, Lou Doillon prouve à quel point le mépris des les femmes blanches vis à vis des femmes noires est flagrant.

Féminisme blanc: Entre culpabilisations et injonctions

Lou Doillon : Chanteuse méconnue

Lou Doillon : Chanteuse méconnue

Avant de s’en prendre directement à Beyoncé et à Nicki Minaj, Lou Doillon se gargarise en se vantant de faire partie de la première génération de femmes en mesure « de jeter un mec à la rue, de dispo­ser de son propre salaire, d’avoir une maison à son nom et de pouvoir élever seule son fils ». Ok, donc ça, c’était le passage “je fais la promo de ma réussite, regardez combien j’ai cartonné”, presque incontournable dans la vie de toute artiste dont le talent et le succès restent à prouver car quand on est jamais félicitée, autant se féliciter soit même. Ca va les chevilles ? Les femmes qui subissent des violences conjugales et qui ne jettent pas leur mec à la rue, sans disposer d’un salaire, tout en élevant leur gosse dans une maison à leur nom ont de quoi complexer. Elles avaient qu’à faire comme Lou Doillon, bon sang! venant de la part d’une bourgeoise qui ne doit ses réussites qu’à son entourage familial, cette déclaration fait sourire. Belle essentialisation. Passons. « Quand je vois Nicki Minaj et Kim Kardashian, je suis scan­da­li­séeJe me dis que ma grand-mère s’est battue pour autre chose que le droit de porter un string. » Sapristi ! Quelqu’un a osé trahir le combat de nos aînées! Bien que j’ignore tout des “combats” d’une nunuche en chef comme Kim Kardashian, il ne me semble pas que Nicki Minaj se soit présentée comme militante pour le port du string. Par contre, sans trop m’avancer, je peux dire que la génération de femmes “qui se sont battues” et dont doit faire partie la grand mère de Lou Doillon, sont surtout des femmes qui se sont battues pour “avoir le choix”. A moins qu’une chanteuse blanche inconnue au rayon des féministes pense avoir le droit de juger les choix des unes et des autres ? Prochaine étape : distribution de bons points féministes par le juge Doillon ?! Notez bien que pour une féministe blanche, lorsqu’on “sort du rang”, c’est toujours considéré comme une trahison à une lutte mais quand elles font des choix “traditionnellement patriarcaux” comme devenir mère ou se marier, ce sont toujours des libertés individuelles fondamentales.

Mais Lou Doillon ne s’arrête pas là. D’après elle, des chanteuses comme Béyoncé trahissent le féminisme dans la mesure où “comme les garçons ne nous frappent plus le cul, on le fait nous-mêmes. Comme plus personne ne nous traite de “chienne”, on se le dit entre nous”. Peut être que dans le monde de Lou Doillon, celui où Jane Birkin a donné son nom à un sac Hermès hors de prix et où on ne prend jamais le métro, tout va bien, mais dans le reste du monde, il me semble qu’on traite encore de “chienne” et qu’on tape encore sur le cul des femmes et même ailleurs à tel point qu’une femme décède tous les trois jours en France à la suite des coups reçus par son compagnon. Ces femmes là n’étant pas issues du très restreint cercle d’amies de Lou Doillon, j’imagine que leur triste sort n’a pas dû arriver à ses oreilles, ni réussi à l’émouvoir.

LouDoillonNickiMinajBeyoncé

Les 2 nouvelles idoles de Lou Doillon

Quand je vois Beyoncé chan­ter nue sous la douche en suppliant son copain de la prendre, je me dis : “On assiste à une catas­trophe”. Et en plus, on me dit que je n’ai rien compris, que c’est vrai­ment une fémi­niste parce que dans ses concerts, un écran énorme le dit. Mais c’est dange­reux de croire que c’est cool. » Bon. Je vais le dire également à Lou Doillon : vous n’avez rien compris. Béyoncé n’est pas féministe parce qu’elle affiche le mot “FEMINIST” partout mais parce que, et cela peu importe votre position de féministe, elle s’est appropriée cette identité. Des Destiny’s Child à aujourd’hui, la musique de Béyoncé a toujours été truffée de messages qui promeuvent l’empowerment des femmes si ce n’est le féminisme. Un peu de sexualité, de sensualité vous gênent ? Soit. Mais pourquoi avoir attendu Nicki Minaj et Béyoncé ? Où était Lou Doillon lorsque Cher dansait en string sur un bateau ou dans le clip de If I Could Turn Back Time, devenant la première chanteuse censurée par MTV dans les années 80 ? Où était-elle quand Madonna sortait Erotica, l’album le plus sulfureux des années 90, avec clips ultra érotiques et un livre sobrement intitulé SEX dans lequel elle explorait ses fantasmes? Où était-elle lorsque Britney Spears chantait vouloir être l’esclave sexuelle de son amant dans Slave For You dans une tenue des plus érotiques? Où était-elle lorsque Christina Aguilera dansait, le corps huilé, dans le clip de Dirrty, fesses à l’air, avant de recevoir une fessée de Redman ? Où était-elle lorsque Iggy Azalea dansait lascivement en mini-short dans le clip de Work? Plus récemment, où peut-on l’entendre s’exprimer sur les récentes frasques d’une Miley Cyrus qui s’affiche nue dans ses clips et va jusqu’à crier en plein concert “mange ma chatte” ? Non, pour Doillon, les seules paumées sont des noires. Elles seraient frappées par le “syndrome de Stockholm”. Merci pour l’analyse, Dr Doillon.

De l’importance de bien connaitre le sujet et d’être cohérente

Certes, Lou Doillon n’est pas une figure moderne du féminisme. Je doute qu’elle ait jamais soutenu un mouvement féministe, sachant qu’elle fait partie de cette classe qui n’a jamais réellement eu à militer. La lutte, c’est pour les pauvres. Chez les privilégié-e-s, quand on lutte, c’est pour conserver des acquis, le reste du temps, on se gargarise et on cogne sur les assisté-e-s. Peu importe que Béyoncé et compagnie aient du talent mais il faudrait que ces femmes qui se reconnaissent dans “l’analyse” Doillon comprennent une bonne fois pour toutes que toutes les trajectoires ne sont pas identiques, que certaines femmes, les plus noires et les plus faibles, ne sont pas toutes nées dans le confort du 16ème arrondissement.   Quand bien même elles seraient riches, elles ne sont pas nées dans une société où leur sexualité, où leur féminité et où leur beauté est “la norme”. Ces femmes évoluent dans un monde où leur physique n’a jamais été “validé” par l’establishment, n’a jamais été mis à l’honneur ou valorisé. Et venant de la part d’une femme qui représente à 100% l’idéal féminin de l’establishment, à savoir “blanche, mince, jeune, fertile & riche”, la remarque est assez déplacée. Pour la culture personnelle de Doillon, il faudrait également rappeler que Béyoncé & Nicki Minaj encouragent régulièrement leurs jeunes fans à se battre pour leur indépendance et leur avenir et que même si cela semble être un féminisme de façade, c’est un message qui sera entendu et compris par beaucoup plus de personnes qui daigneront acheter ou écouter un CD de Lou Doillon.

Les propos rapportés n’émanent pas que d’une bourgeoise blanche des beaux quartiers. Ils émanent d’une chanteuse qui ne s’est jamais gênée pour afficher sa nudité sans que qui que ce soit se sente obligé de commenter son “geste”. En effet, Lou Doillon a posé nu pour un magazine, et non des moindres, puisqu’il s’agissait de Playboy. Elle est également apparue nue dans une publicité pour Givenchy. Et ça prend des airs indignés pour parler des autres? Allez j’ose une question pudique : existe-t-il une nudité plus acceptable qu’une autre ? Je vais plus loin : la nudité blanche est-elle plus acceptable que la nudité noire ? Pire encore : la nudité noire gêne-t-elle Lou Doillon parce qu’elle lui parait, au fond, comme… impure parce qu’elle échappe aux codes de beauté blanche? A méditer. En tout cas, critiquer chez les autres ce qu’on fait soi-même, c’est l’arme des puissants qui ne connaissent jamais la honte car ils ne reconnaissent jamais leurs incohérences ou leur erreurs.

En conclusion, bonne chance à ces féministes ou critiques des autres féministes qui devraient comprendre, depuis le temps qu’on leur rabâche, qu’il existe des féminismes et que toutes les femmes ne viennent pas du même endroit, en terme de vécu et de moyens. Vous voulez lutter contre le patriarcat au point d’établir un nouveau patriarcat mais contre les femmes qui ont le tort de ne pas se reconnaitre dans votre féminisme bourgeois (même quand il se veut de gauche) car il n’arrive pas à s’affranchir de son racisme. En témoigne le dernier “coup” tordu de Pauline Arrighi, porte parole de l’association Osez le Féminisme, qui ose un parallèle des plus ignobles entre les luttes des noir-e-s et… les personnes athées, comme si ces dernières avaient vécu quelque chose de comparable à la traite négrière, aux déportations, aux génocides, à la Françafrique, aux luttes sociales et à tout ce que les noir-e-s ont vécu et continuent de vivre et pas qu’aux USA. (EDIT DU 15/05 : ayant reçu un message sur Twitter de cette dernière me demandant de retirer la dite photo, elle a donc été retirée. Je vous laisse juges de ce type de réactions.) Féministes blanches, par pitié, cessez de parler “au nom de” et “à la place de” surtout quand ça trahit une ignorance que vous ne reconnaitrez jamais parce que l’idée de ne pas détenir les clés du féminisme vous horripile. Cessez de vous afficher en tant que gardiennes du temple du féminisme, surtout lorsque vous pratiquez un féminisme qui n’éprouve aucune honte à afficher une condescendance raciste et de classe. Laissez aux femmes qui ont leur propre histoire choisir leur propre destin mais surtout… N’oubliez pas qu’à force de vouloir confisquer la parole, vous n’allez faire qu’amplifier des voix que vous refusiez d’entendre. Ca fera du bruit… pour le bien de toutes.

34 réflexions au sujet de « Féminisme blanc : le mépris de Lou Doillon »

  1. Lune

    Bonjour,

    Merci pour cette analyse pertinente.

    Il y a juste un point qui me chiffonne, et je n’ai trouvé cette hypothèse nulle part dans les divers articles que j’ai pu lire à ce sujet (peut être parce qu’elle laisse trop le bénéfice du doute à Lou Doillon et que celle-ci ne le mérite pas vraiment quand on voit l’ensemble des propos, peut-être…).
    En fait, tous ces articles partent du principe que Lou Doillon assume ces couvertures nues qu’elle a pu faire et qu’elle ne les considère pas comme étant le produit du monde patriarcal dans lequel nous vivons. Si ça se trouve elle a honte d’avoir fait ça à une période où elle n’était pas sensibilisée au féminisme et ça lui fait du mal qu’on en reparle actuellement.
    Bon, à vrai dire, ça ne m’étonnerait pas qu’elle fasse vraiment un double standard photo d’art esthétisée + corps blanc et mince versus clip de chanson populaire + corps noir et opulent, mais je garde tout de même cette hypothèse dans un coin de ma tête, et du coup je suis gênée à chaque fois que je vois qu’on la ramène à ça.

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    1. Paige Auteur de l’article

      Vous soulevez une question très intéressante qui est celle d’assumer des couvertures qui ne pose plus tellement elles foisonnent. Or, Lou Doillon, dans l’entrevue accordée à El Pais a une posture très condescendante vis à vis de “l’ancienne génération”. N’oublions pas qu’elle se présente comme étant LA femme émancipée qui peut foutre à la rue son mec, avoir son appart à son nom et élever son gosse en solo! Les artistes font des choix qu’ils et elles peuvent regretter mais qu’ils ont fait ou ont été contraints de faire, ça on ne le saura jamais. Je pense que le monde a besoin d’un vrai “coup de pied” en ce qui concerne les représentations, qu’elles soit artistes ou moins, caricaturale ou pas, parce que même chez quelqu’un qu’on ne peut pas vraisemblablement qualifier de raciste, ce qui en découle est le racisme le plus sale car c’est celui qui se fonde sur les mythes les plus anciens; les femmes noires, qu’elles soit d’Afrique, d’Europe ou d’ailleurs, savent plus que quiconque le poids du mépris que repose sur leurs corps.
      En ce qui concerne Lou Doillon, ça me fait sourire qu’elle ose encore donner son avis alors qu’elle a fait la même chose. Critiquer le féminisme light, ok, critiquer celles qui ont fait carrière avec une sexe tape pour devenir des “reality tv stars”, ok mais quand même… quand on est même pas féministe ou trop bourgeoise pour se rendre compte qu’on parle pour 1% des femmes et bien… on s’abstient de critiques.

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  2. camille

    Je suis assez d’accord avec vous, mais 2 choses. Les féministes canal historiques ne se sont pas battues pour avoir des choix, mais des droits ( le droit de vote, le droit de ne plus dépendre soit de leur père, soit de leur mari, leur droit d’avorter…) Et pour le t-shirt de Pauline Arrighi, il me semble que l’expression ” is the new black” ne fait pas allusion à une couleur de peau, mais à la mode et au diktat qui veut que le noir soit la couleur ultra class par définition, et que ce soit un uniforme branché. Ca fait des années que l’on se moque de ce petit diktat avec des expressions type ” le violet c’est le nouveau noir” dès qu’on voit cette couleur sur des manequins de la fashion week puis dans les boutiques. Et c’est ce trope qui a inspiré le nom de la série” orange is the new black” puisque les héroïnes, en prison, portent toutes un uniforme orange.

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    1. Paige Auteur de l’article

      Merci Camille pour cette précision pour l’idée des choix / droits. En réalité, quand je parlais de choix, je faisais référence au choix en général : travailler ou s’investir ailleurs, donner la vie ou non, etc.. C’est pour cela que le terme “choix” est arrivé sur la table (et je reprenais également le terme de Lou Doillon). Concernant le tee shirt de la bien triste Pauline Arrighi, je suis navré de vous contredire. Si on se refaire souvent à l’expression “The New Black” comme étant “la nouvelle mode”, le “dernier truc”, il faut savoir que cette expression est bien plus antérieure à cela. En réalité, “The New Black” correspond à la première véritable prise de conscience des luttes des noir-e-s aux USA dans les années 1920. A cette époque, ils/elles n’étaient pas du tout des citoyens américain-e-s et ont rapidement compris que pour que leurs luttes débouchent sur quelque chose et que leur manquait-ils/elles (à part des droits) ? Ils leur manquait une culture et qui dit culture, dit “arts”. C’est comme ça que “The New Black” en tant que mouvement est né. C’est un mouvement qui a surtout marqué Harlem, berceau de la culture afro-américaine, où le jazz et les bases de la culture afro ont été posées. James Weldon Johnson, grand écrivain de l’époque, a même parlé de “black renaissance” car c’est un mouvement qui a rompu avec le statut d’esclaves et permis aux noir-e-s aux USA d’exister culturellement. C’est une période assez difficile pour les noir-e-s de l’époque qui ont subit une grande répression du fait d’être des corps détachés de citoyenneté réelle et ou “The New Black” symbole en réalité la nouvelle façon d’être noir-e aux USA; je ne vais pas faire de cours de linguistique sur l’évolution de l’expression mais ça vient de là. La réalité, c’est que ce débat existait même dans les années 70 où des féministes osaient parler de “The new black” pour désigner leur lutte pour l’égalité avant de se faire rapidement recarder par des féministes noir-e-s ou alors alliées (Flo Kennedy, Gloria Steinem, etc…) qui savaient très bien qu’il n’y avait aucun comparatif à faire. Par ailleurs (et je termine!), ce tee shirt est vendu par la boutique des FEMEN, un groupe “féministe” aux origines nazies (ce n’est pas moi qui l’invente) et qui ne rougit pas lorsqu’on lui explique que écrire sur une poitrine de leurs militantes “la femme est la négresse de l’humanité”, c’est à la fois nier la traite négrière mais aussi, là encore, créer des comparaisons qui n’ont pas lieu et qui ôtent toute dignité aux noir-e-s.

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      1. mar

        Merci, grosse remise en question en lisant votre article et beaucoup appris en lisant ce commentaire. Continuez à écrire , vous m’avez réveillée…

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        1. Paige Auteur de l’article

          Tant mieux! Mon prochain article portera sur le sexisme à Hollywood, cet univers qui nous fait tous et toutes rêver mais qui n’est pas le paradis des femmes ;

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      2. Sandra

        Bonsoir. En réalité l’expression entière “X is the new Black” vient vraiment de la mode car tout le modnde sait que dans la mode occidentale, la couleur noire est un peu le summum de l’élégance, est super prédominante, en général. Dans les années 80, quelqu’un a dit “pink is the new Black” sous entendant que le rose devenait aussi prédominant que le noir voire le remplaçait. Tout est question de contexte. Au même titre que par exemple le contexte du choix du voile en France ne sera pas le même qu’en Arabie saoudite, l’expression est aussi employée dans un certain contexte qui est celui de la connaissance de cette expression comme signifiant littéralement “c’est le nouveau truc IN”, le nouvel “étalon”. Par ailleurs il existe comme vous le dites la notion de “new Black” qui serait la suite (si je comprends bien) de “the new negro mouvement”, seulement ce n’est pas le contexte du propos sur ce t shirt, ni comme ça que les gens connaissent l’expression “IS the new Black”. Après, que la mode ait utilisé une expression plus ancienne en la dépolitisant, c’est possible. Je ne sais pas. Ce ne serait que peu étonnant a vrai dire. Ce que je sais pour sur. c’est que la couleur noire dans la mode occidentale est bien un étalon indépassable. Bonne soirée.

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      3. silky

        Historiquement sans doute que vous avez raison, Paige, sur “the New Black” movement.
        En revanche, dans le discours de tous les jour le “is the new black” est exactement utilisé comment l’a mentionné Camille : en référence à l’usage dans la couleur ‘noire’ dans la mode, et au fait qu’il est remplaçable.
        l’expression courante veut bien dire “c’est tendance !” et donc le tshirt de la nana que je ne connais pas d’ailleurs veut bien dire “l’athéisme, c’est le truc au gout du jour”. Inutile de faire un procès d’intention absurde.
        Que ça ait eu un autre sens il y a 40 ans, c’est possible. Le sens actuel n’a strictement rien à voir.

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        1. Paige Auteur de l’article

          Procès d’intention absurde ? Ben voyons!
          Peu importe que l’expression soit abâtardie… Pauline Arrighi, qui affiche ce tee shirt absolument hors sujet (tout en parlant de laïcité sur Facebook pour commenter cet évènement, allez comprendre) dans une manif soutenue par des féministes pour la plupart islamophobe, vendu par ailleurs sur le site des Femen dont les racines nazies ne sont plus à prouver, vous ne trouvez pas ça très malvenu ? D’ailleurs, Pauline Arrighi ne fait-elle pas partie de cette frange du féminisme qui s’indigne de l’évolution de certains mots qui ont une connotation sexiste ? Alors pourquoi est-elle impossible de voir le racisme dans ce slogan de merde ?

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      4. Pauline

        Bonjour,
        Pourquoi “bien triste” ? 🙂
        En effet le t-shirt reprend le design de la série Orange is the new black, excellente soit dit en passant.
        C’est donc simplement une gloire à l’athéisme et une allusion à une super série.
        Je ne connais pas le passé peu glorieux de l’expression “is the new black”, merci de m’avoir appris quelque chose.
        D’ailleurs, connaissez-vous l’étymologie du mot “pique-nique” ? C’est très intéressant.
        Je ne commente pas le contenu général de l’article, mais je n’en pense pas moins.
        Bien à vous,
        Pauline A.

        Répondre
        1. Paige Auteur de l’article

          Ah…. La fameuse série qui vous donne l’occasion de faire une petite pirouette. Bravo.
          Et me parler de l’étymologie du mot “pique nique”, ça, c’est un changement de sujet qui mérite au moins que je vous tire mon chapeau. Si vous avez le temps, on pourra discuter de l’étymologie de n’importe quel mot au monde, tant que ça fait perdre du temps et évite d’avoir à vous justifier 😉
          Cela dit, un commentaire de ce genre ne vous dédouane en rien de votre racisme qu’on ne cessera jamais d’exposer. Vous confirmez et vous signez. Parfait!
          Bonne chance avec vos amitiés bien louches. Vous ne vous refusez aucune alliance, quitte à côtoyer des pourritures pour faire avancer votre cause et ça, chapeau.

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  3. Emmett

    Ces accusations de racisme sont franchement ridicules, pourquoi tout mélanger comme ça ? Voir pointer le racisme là où il y en a pas me fait toujours soupçonner un racisme réel chez l’accusateur… puisqu’il arrive à cette logique que lui seul voit…

    Répondre
    1. Paige Auteur de l’article

      Par où commencer ? L’accusateur, comme vous dites, puisqu’il subit le racisme SAIT pertinemment le reconnaitre. Et sait également que le racisme, contrairement à ce que seuls les non concerné-e-s ont l’air de croire, n’existe pas que sous la forme caricaturale du Skinhead mais bien sous diverses formes. Mais bon, de là à ce que cela devienne “mainstream” comme idée…

      Répondre
  4. Clara

    Bonjour,
    Pouvez-vous m’expliquer en quoi les paroles qui suivent sont féministes ?
    Merci beaucoup,
    Clara

    “Hey Mama”
    (feat. Nicki Minaj & Afrojack)

    Be my woman girl, and I’ll be your man
    Be my woman girl, and I’ll be your man

    Yes I’ll be your woman
    Yes I’ll be your baby
    Yes I’ll be whatever that you tell me when you’re ready
    Yes I’ll be your girl, forever your lady
    You ain’t ever gotta worry, I’m down for you baby

    Best believe that, when you need that
    I’ll provide that, you will always have it
    I’ll be on deck, keep it in check
    When you need that, I’ma let you have it

    Beating my drum like dum di-di-day
    I like the dirty rhythm you play
    I wanna hear you callin’ my name
    Like, hey ma ma, mama, hey ma, mama
    Banging the drum like dum di-di-day
    I know you want it in the worst way
    I wanna hear you callin’ my name
    Like, hey ma ma, mama, hey ma, mama

    Be my woman girl, and I’ll be your man
    Be my woman girl, and I’ll be your man

    Yes I do the cooking
    Yes I do the cleaning
    Plus I keep the na-na real sweet for your eating
    Yes you be the boss and yes I be respecting
    Whatever that you tell me cause it’s game you be spitting

    Best believe that, when you need that
    I’ll provide that, you will always have it
    I’ll be on deck, keep it in check
    When you need that, I’ma let you have it

    Beating my drum like dum di-di-day
    I like the dirty rhythm you play
    I wanna hear you callin’ my name
    Like, hey ma ma, mama, hey ma, mama
    Banging the drum like dum di-di-day
    I know you want it in the worst way
    I wanna hear you callin’ my name
    Like, hey ma ma, mama, hey ma, mama

    Be my woman girl, and I’ll be your man
    Be my woman girl, and I’ll be your man

    Whole crew got the juice
    Your dick came the truth
    My screams is the proof
    Them other dudes get the deuce
    When I speed in the coupe
    Leavin’ this interview
    It ain’t nothing new
    I been fucking with you
    None of them bitches ain’t taking you
    Just tell ’em to make a U
    That’s how it be
    I come first like debut

    So baby when you need that
    Gimme the word, I’m no good
    I’ll be bad for my baby

    Make sure that he’s getting his share
    Make sure that his baby take care
    Make sure I’m on my toes, on my knees
    Keep him pleased, rub him down
    Be a lady and a freak

    Beating my drum like dum di-di-day
    I like the dirty rhythm you play
    I wanna hear you callin’ my name
    Like, hey ma ma, mama, hey ma, mama
    Banging the drum like dum di-di-day
    I know you want it in the worst way
    I wanna hear you callin’ my name
    Like, hey ma ma, mama, hey ma, mama

    Be my woman girl, and I’ll be your man
    Be my woman girl, and I’ll be your man

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  5. On mélange tout

    Analyse intéressante, mais très tendancieuse et subjective.
    – procès de racisme un peu trop fort ( on mentionne par exemple kim kardashian, mais à ma connaissance, elle n’est pas afro-américaine)
    – si désapprouver le comportement de nicki minaj relève du rascisme, alors il y aurait beaucoup de personnes d’origine africaine qui seraient rascistes….il n’y a pas que les “blancs” sur terre pour ne pas admirer le “courage” et le “féminisme” de cette dame; je suis beaucoup plus admirative d’une Nina Simone, que ce soit pour son talent divin, pour son combat de femme, sa classe;
    – lou doillon est loin d’être une référence de féminisme ou de crédit intellectuel quelconque, mais de voir le rascisme partout où on trouve le mot ” noir” est aussi insupportable. Bientôt on ne pourra plus dire ” la petite robe noire”. Coco Chanel a dû souffrir d’un rascisme aigu en inventant ce concept?!
    – la nudité en elle même n’est pas vulgaire, mais surtout sa mise en scène…lou doillon n’a pas désapprouvé une josephine baker ou grace jones, dont on se souvent plutôt nues qu’habillées, mais cette nudité-là n’a pas la même connotation. En effet, lorsqu’on vit dans un pays, on ne peut pas s’empêcher d’avoir une certaine vision des choses selon notre histoire, culture, éducation, etc., il est difficile d’y échapper. Dans les pays occidentaux, l’ouverture vers l’autre et la tolérance est une démarche en continue, on n’est pas encore dans un monde parfait, mais il suffit de voyager un peu et se rendre compte que le rascisme est ancré dans une grande majorité des pays du monde et que les gens ne réalisent pas leur chance de vivre dans un pays libre, même s’il n’est pas encore parfait…

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    1. Paige Auteur de l’article

      Là pour le coup, c’est vous qui mélangez tout et dépassez les propos de Douillon. Ca vire au hors sujet, ce qui, en temps normal, m’embête mais là aujourd’hui, ça rend mon Dimanche moins… “Dimanchier”?!
      Allez, je lance un pari : vous n’êtes pas une personne de couleur qui vit le racisme décomplexé de Douillon au quotidien, j’me trompe ?

      Répondre
  6. Nathalie

    Votre intolérance est sans limite. Vous balayez de deux ou trois phrases agressives tout commentaire qui ne rejoint pas votre position selon laquelle Lou Doillon serait une raciste sous prétexte qu’elle a eu la chance de naître dans une famille aisée et qu’elle ne se reconnaît pas dans le trip de deux ou trois stars qu’elle a citées… Et alors, faut-il la brûler dès qu’elle exprime un avis ? Que d’aigreur, que de prétention.

    Répondre
    1. Paige Auteur de l’article

      Aigris, prétentieux, intolérant, agressif…
      Pas de doute, nous n’avons :
      1) Pas lu le même article
      2) Par conséquent, pas du tout la même perspective
      3) Pas tiré la même conclusion car vous semblez croire que j’aimerais qu’on brûle quiconque ne pense pas comme moi.
      Au risque de passer pour le diable, c’est à dire quelqu’un d’aigri, de prétentieux et d’intolérant, je vais me répéter : les femmes bien propres sur elles, car issues d’un milieu bourgeois où on fait de la nudité artistique sauce cliché du canon de beauté pornographique (bien blanc, super mince, bref corps traditionnel français) qui viennent distribuer des bons points féministes à leur contemporaines n’ont aucune grâce à mes yeux. Ce qui est raciste, et que vous semblez ignorer, c’est de se refuser à voir les couleurs et à nier LES AUTRES HISTOIRES car, que vous le voulez où non, tout le monde ne vient pas du même endroit et n’évolue pas de la même façon parce que la société ne porte pas le même regard sur toutes les femmes. Vous trouvez sexiste qu’on taxe une femme de courgar dès qu’elle a le malheur de côtoyer un homme plus jeune qu’elle alors que l’inverse ne fait pas débat ? Vous trouvez sexiste qu’on taxe de salope une femme qui drague alors que l’inverse ne fait sourciller personne ? Comprenez que j’expose de Lou Doillon la donneuse de leçons de féminisme qui trouve vulgaire la nudité et la sexualité de chanteuses dites “de couleur” (expression inventée pour les antiracistes racistes) alors qu’elle n’a jamais rien trouvé à dire sur ses soeurs Britney Spears, Madonna ou encore sa propre personne. Le slut shaming, c’est sexiste mais c’est aussi raciste lorsque cela vise EXCLUSIVEMENT des femmes noires. Mais, ça, du haut de votre perchoir, vous ne le comprendrez pas, vous, les filles légitimes du féminisme “pur”…

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      1. Nathalie

        Merci d’avoir publié mon commentaire qui n’était pas tendre.

        Je vous rejoins complètement sur les éléments inacceptables que vous donnez en exemple (être taxée de cougar, d’avoir le droit de draguer, d’être nue, etc…). Mais vous ne semblez pas écouter le fond de mon propos, mais je ne l’ai pas beaucoup développé il est vrai. Ce qui me gêne le plus est que vous paraissez ne jamais remettre en question la moindre de vos lignes à la lecture d’autres avis. C’est cela que je trouve péremptoire.

        Sur le fond, vous semblez animée d’un énorme rejet cette femme parce que :

        – elle est issue de beaux quartiers (au cas où il vous viendrait la même envie de dire que je suis bourgeoise parce que je ne déteste pas cette femme, je vous précise que je suis d’un milieu très modeste. Tant mieux pour elle, personnellement je ne juge pas les gens à lumière unique du milieu dans lequel ils ont grandi).

        – elle a dit une ou deux phrases sur des femmes qui ne sont pas blanches (mais peut-être a-t-telle, dans sa vie, critiqué des femmes blanches, êtes vous si sûre du contraire) ? Et mon propos n’est pas de dire ici que son jugement est justifié, c’est votre démarche “définitive” qui me choque. Je pense qu’il s’agit d’une démarche plus prétentieuse de sa part (elle a probablement une assez haute idée d’elle même, mais elle n’est pas la seule), dans la mesure où, comme vous le précisez, elle a aussi posée nue et donc s’arroge le droit de faire des choses qu’elle n’accorde pas aux autres.

        Compte tenu de ces deux éléments, vous la traitez de raciste et de bourgeoise pendant des lignes et des lignes, mais est-ce à ce point nécessaire pour qualifier un propos illogique et finalement inapproprié sur une cause qu’elle a, du coup, très mal défendue ? De manière générale – et vous pouvez penser le contraire, je pense qu’il n’est pas utile de parler d’une personne de manière agressive et méprisante juste pour dénoncer un propos tenu et défendre une cause différente (ce que, pour le coup, vous faites bien) ?

        Ce que j’essaie de vous faire comprendre (je n’ai franchement rien à y gagner, vous en conviendrez), c’est que… si, justement, lorsqu’on vous lit, on a l’impression qu’on vous aimeriez qu’on brûle quiconque ne pense pas comme vous. Ce n’est ni, sans doute, le sens de votre démarche, ni ce que vous souhaitez renvoyer à vos lecteurs. Mais relisez vous, les mots sont durs, définitifs. D’ailleurs, même pour me répondre (il est vrai que je vous ai provoquée en disant que vos propos étaient méprisants), vous me placez sur un “perchoir”. Cela veut dire que ne pas être de votre avis, c’est être sur un “perchoir”. On peut terminer sur un constat de désaccord sans forcément s’envoyer des noms d’oiseau (sur son perchoir ;-)).

        Bon dimanche à vous.

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        1. Paige Auteur de l’article

          Chère Nathalie,

          Je crois que nos avis relèvent plus d’un problème de compréhension que d’autre chose. Je vous remercie de reprendre vos propos mais comprenez que je vous relègue au rang des personnes qui sont sur un perchoir car j’ai horreur de recevoir des leçons basées sur des propos non tenus. Peu importe. Je ne veux bruler personne mais, à force de se prendre des claques et des injonctions de la part de la quasi totalité des mouvements (je vous laisse lire les échanges avec Anne Cécile Mailfert, Pauline Arrighi et j’en passe), de me faire traiter d’islamo-gauchiste par toute personne trouvant que j’ai une tolérance particulièrement grande avec l’Islam contrairement à d’autres religions, de lire la haine féministe couplée au racisme de personnes pourtant “respectées” dans ce milieu (lisez juste Christine Le Doaré!) et de me faire civiliser sur la laïcité à la française, le droit des femmes françaises, l’intégration à la française et j’en passe comme si je venais d’arriver en France ou que j’y venais en tant que touriste, je suis particulièrement sur mes gardes. Je ne vas pas vous rappeler les douloureux épisodes de lutte contre le racisme qui ont été téléguidés et récupérés par des associations qui ont nié certains racismes mais également tourné la lutte contre ceux qu’elle est censée défendre….
          Pour ce qui est de Lou Doillon, je rejette principalement la prétention de ce genre de femmes qui analyse toutes les femmes à l’aube de sa propre expérience. Désolé, mais s’exprimer uniquement sur des corps noirs quand on a fait la même chose si ce n’est pire, qu’est-ce que ça signifie ? Et surtout, faire culpabiliser les femmes qui ne seraient pas aussi féministes qu’elle, dans sa définition qu’elle a du féminisme, vous trouvez ça cool ? Pas moi. Mais je ne brûle pas les personnes qui ne sont pas d’accord avec moi. Et tant mieux si ça permet de faire un débat mais comprenez qu’en tant que personnes de couleurs qui nous reconnaissons plus dans un féminisme moins “classique” et moins “pompeux” que ce qui est mainstream, il est difficile d’approuver les propos de Doillon. Pour ce qui est des divergences, je tiens à vous rappeler que je peux applaudir les discours de Mona Eltahawy sur la question de l’islamophobie de Pamela Geller et du fémonationalisme, tout comme m’opposer catégoriquement au reste de ses idées. Cela vaut également pour d’autres féministes comme Naomi Wolf, Camille Paglia, Gloria Steinem, Angela Davis, Rebecca Walker et j’en passe.

          Pour la petite histoire, Doillon a réagi dernièrement sur cette polémique et a déclaré « Je ne voulais plus croi­ser qui que ce soit, a-t-elle glissé. J’avais peur de porter des espa­drilles et qu’on me reproche d’être anti-tongs. Et puis je me suis rendu compte que je venais tout juste de me trou­ver et qu’on me deman­dait déjà de chan­ger… ». Admettez que c’est un peu exagéré quand même ou alors elle n’a pas l’habitude du débat… Bonne soirée.

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  7. Lectrice tardive

    Je tombe sur cet article un peu par hasard et en tant que noire et féministe, je le trouve très éclairant. Surtout la façon dont vous traitez féminisme et sexualité affichée. Pourquoi les deux seraient-ils incompatibles ?
    J’ai néanmoins une petite interrogation, pourquoi vous enfermer dans le prisme du racisme anti-noir alors que la critique de Lou Doillon s’adressait aussi à Kim Kardashian ? Mon analyse serait que Beyoncé, Nicki Minaj et Kim K étant des femmes pulpeuses et l’actrice semble associer rondeurs, sexualité et vulgarité (inconsciemment, certainement). Dès lors les propos seraient plus discriminatoires que racistes.
    Qu’en pensez-vous ?

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    1. Paige Auteur de l’article

      Je ne peux qu’être d’accord avec vous sur l’idée de lier la rondeur du physique des femmes noires citées dans l’article avec une idée que Lou Doillon se fait de la vulgarité. Je n’ai pas parlé de Kim Kardashian car je l’isole de Béyoncé et Nicki Minaj car, bien que connue, elle ne fait pas partie du même monde; sa sexe tape et ses déboires privés mais publics ont fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui tandis que Beyoncé et Nicki Minaj doivent leur statut à leur talent artistique, quoiqu’on en pense. Mais surtout, j’ai décidé de parler de femmes noires en priorité car elles sont, lorsqu’elles assument une certaine sensualité, prioritairement critiquées par rapport à d’autres. La poitrine de Pamela Anderson, le fessier de Jennifer Lopez ou la bouche pulpeuse d’Angelina Jolie sont vus comme des traits qui ont lancé des carrières, fait la différence, contribué à un certain glamour. Par contre, Minaj et Béyoncé, on les prie rapidement de se rhabiller sans leur accorder le moindre “droit à la subversion”. Voilà…

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  8. Güdrun

    Globalement d’accord avec vous mais …
    Où était Lou Doillon quand Cher chantait ” If I Could Turn Back Time” ? Probablement en classe de CP en train d’apprendre à lire … on peut pas trop lui en vouloir de ne pas avoir ouvert sa gueule à ce moment là. Pas dit d’ailleurs qu’on ait laissé une enfant aussi jeune regarder ce clip.

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