Des Burkinis et des hommes

« Êtes-vous déjà tombés par hasard sur votre reflet dans le miroir ? C’est là qu’on voit ce qu’on est depuis l’extérieur et c’est ce qu’il est impossible de voir depuis l’intérieur… »

                                                                                                                     Dorothy Dandrige

La France d’avant

Avant, quand la France était encore un pays où l’air y était presque respirable, l’été pouvait se passer sans qu’une polémique inutile et de mauvais goût ne s’invite à toutes les tables. Les plus chanceux voyageaient, ramenant des anecdotes et des récits d’aventures rocambolesques pour divertir ceux qui n’avaient pas été autant privilégiés. Dans l’ensemble, bien avant notre époque de paranoïa identitaire et d’automatismes racistes décomplexés, on allait bien. On avait que faire de débats de bouts de table, de futilités diverses et de polémiques gratuites auxquels on ne réservait même pas un encadré dans un mensuel. Tout allait bien…

Aujourd’hui, tout va mal. Les caisses sont vides, la rage est en pleine croissance, ce secteur d’avenir qui recrute partout y compris là où l’on se croit antiraciste. Un an après la fausse affaire du maillot de Reims qui aurait du nous servir à tous de leçon, nous voilà repartis pour un tour sur le cheval excité de l’islamophobie. Un an après bien des drames, bien des morts et bien des pistes de réflexion à explorer, nous revoilà retombés dans les bas fonds de la haine et sans même s’empêcher, sans même avoir tenté de se retenir de tomber dans le précipice.

Vite, une polémique !

Polémique n°1234598 sur l'islam. Encore une...

Polémique n°1234598 sur l’islam. Encore une…

Donc une polémique de plus sur l’Islam. Un Casual Friday à la française qui dure depuis longtemps pour 6 millions de musulmans. En fait, nos polémiques islamophobes sont comme les rumeurs prenant pour cible cette pauvre Jennifer Aniston : on finit par être autant désolés pour ceux qui font carrière dessus que pour les principaux concernés qui, quoiqu’ils et souvent elles aient à dire, se retrouvent privés de parole et donc dans l’incapacité de se défendre. On en avait l’habitude, me direz-vous. Après la viande Halal, le foulard, la burqa, le foulard qui veut mettre une burqa et manger halal, au volant ou en terrasse, nous voilà au bon point de départ : ce que certaines femmes musulmanes portent. On parle donc, non sans condescendance, de Burkini, ce maillot de bain couvrant, absolument identique à une combinaison de plongée mais sur lequel bien des fantasmes sont brodés. En fait, ce débat, ce n’est que la version estivale d’un autre débat classique et indémodable, celui du foulard, mais dans une version inédite aujourd’hui, un numéro hors série, une édition limitée et d’été pour celles et ceux qui ne parviendraient à attendre le prochain débat autour de l’interdiction du foulard (en bibliothèque ou au cinéma, à vous de choisir vu qu’il faudrait le bannir partout, comme la pire des choses sur cette terre). Pauvre France, ridiculisée par les médias étrangers, prise en otage par une vilaine obsession, un péché loin d’être mignon puisqu’il blesse et rabaisse. Pauvre France, incapable de plonger le nez dans ses priorités et de faire sa propre psychanalyse et d’y puiser ses torts et ses remords. Pauvre France, incapable de se regarder autrement qu’en s’éblouissant de ses lumières et incapable de voir que son universalisme n’est qu’un narcissisme dont la mission est de faire perdurer son beau reflet partout sur terre et, de préférence, dans tous les cœurs.

Il paraitrait donc que le burkini serait à la fois contraire à la dignité de la femme, une menace pour la laïcité (nouvelle religion d’état, soumise à interprétations diverses) et le symbole d’un combat intégriste. Pour ce qui est de la dignité des femmes, j’attends toujours de voir où est l’indignité dans cette tenue et ce qui fait qu’un bikini ou maillot de bain classique n’incarne pas l’indignité. Pourquoi l’un et pas l’autre ? Pour ce qui est d’une menace pour la laïcité, alors si chaque tenue à connotation religieuse, pour raison évidente ou non, est une menace pour la laïcité, nous sommes soit devenus extrêmement paresseux d’un point de vue intellectuel, soit des réacs qui s’ignorent et invoquent la laïcité à tout bout de champ, comme une issue de secours. Rappelez-vous tout de même que la France est un état laïc et que cela s’arrête là. Les maillots de bains, les tongs, les serviettes et les parasols sont libres de porter des symboles religieux. Quant à parler d’uniforme intégriste, cela traduit une méconnaissance presque risible de l’intégrisme musulman : croyez-vous que pour Daesh, Al Qaeda ou même l’Arabie Saoudite notre grande alliée que le burkini est ne serait-ce que tolérable ? Croyez-vous l’espace d’une seconde qu’il soit acceptable, dans l’idéologie fondamentaliste, qu’une femme se rende à la plage et s’y baigne ? Est-ce que nos maitres à penser sont à ce point limités en terme d’arguments pour nous faire détester le Burkini et par extension les femmes qui le portent et la communauté dont elles ne sont qu’un échantillon ?

Les polémistes en herbe

Peu importe l’opinion à avoir sur le Burkini : le travail a déjà été mâché. Dans un billet publié sur le Huffington Post, Caroline Fourest est claire : « Toute personne un tantinet féministe ou simplement inquiet du radicalisme se sentirait mal à l’aise à l’idée de se baigner à côté d’une femme ou d’un groupe de femmes en burkini. ». Merci de donner raison aux critiques de l’establishment féministe qui parlent de mouvement « dans une phase stalinienne » : au nom de qui parle Caroline Fourest ? De quel droit ? Quel est ce type de féminisme qui prétend relayer la parole du féminisme même le plus léger et les inquiétudes des gens face au radicalisme ? Surprenant pour une essayiste qui tartine ses essais d’universalisme, de démocratie et autres foutaises qui, sous sa plume, sont utilisées comme des armes. Elle poursuit : « Quand on va à la mer, c’est pour se détendre, pas pour se prendre les problèmes psychologiques ou les convictions idéologiques des autres en pleine figure. Si quelqu’un est si mal à l’aise avec son corps et croit en la pudeur, il peut tout simplement éviter de se baigner en public et choisir des espaces plus pudiques… Comme une piscine privée ou sa baignoire. ». Parfait condensé de nombrilisme (« quand on va à la plage, c’est pour… »), de mépris sur une incompréhension (les personnes ayant un rapport différent à la semi nudité sont taxées de souffrir de problèmes psychologiques, c’est très sympa. Ca rappelle étrangement les thèses homophobes de certains psys des années 70…) et de mépris classiciste : la dame vous invite à trouver une piscine privée (était-elle au courant qu’on a refusé une privatisation ?) ou à nager dans sa propre baignoire. Il y a quelque chose de très drôle et on ne peut plus révélateur dans cette dernière phrase : un racisme en filigrane qui fait exactement ce qu’on craignait que l’intégrisme face aux pauvres femmes musulmanes. Retourne à ta baignoire n’est que le nouveau retourne chez toi, un chez toi ridicule, pauvre, en Afrique en général, étroit, exactement comme cette baignoire. C’est très ironique, finalement, de vouloir défier le sexisme des fondamentalistes en faisant leur travail, c’est à dire renvoyer les femmes musulmanes à leur foyer et les condamner à l’invisibilité. Mais comme c’est dramatique de faire, pour le coup, le travail de Daesh en continuant dans la logique de division, de mépris et d’invisibilation. Et on osera se plaindre de l’efficacité des discours des recruteurs ?! On fait leur SAV, avec de tels mots ! Mais bon, étant donné les nombreux mensonges qui étayent l’oeuvre de cette femme, on peut se dire qu’elle va changer d’avis prochainement et opérer un demi tour, hein.

Dans un registre voisin, Raphaël Enthoven, incarnation du mâle blanc dominant qui a son mot à dire sur tout à commencer par ce qu’il n’a jamais traversé, s’est demandé, certainement au terme d’une longue réflexion si les partisans du burkini le défendent au nom de la tolérance qu’ils invoquent pour le port du string sur les plages saoudiennes. Oui, comme d’habitude, toute discussion sur l’Islam vestimentaire ne peut se passer du point « Arabie Saoudite », certainement plus parlant que le point Iran, Pakistan ou Afghanistan, des noms de pays à faire froid dans le dos de toute personne « un tantinet féministe », si vous voyez ce que je veux dire…

Or, là n’est pas la question. Dans cette comparaison, il y a trois choses à retenir.

  • La première réside dans la limite posée par le sujet : quand on parle d’Arabie Saoudite où de ce qui se passe en terre d’islam terrifiant, c’est par manque d’éléments sur la situation donnée. Non, ce qui se passe en Arabie Saoudite ou ailleurs, ne doit pas s’inviter dans une polémique nationale. Ce qui se passe en Arabie Saoudite doit rester en Arabie Saoudite et cela devrait être aussi simple que ça.
  • La deuxième chose, c’est le mépris affiché pour les Saoudiennes et leurs droits. Vraiment, le string sur la plage, c’est la première chose qui vous vient en tête quand il s’agit de réfléchir à la condition de ces femmes ? Est-ce que le philosophe est à ce point assoiffé d’images crues de culs de saoudiennes pour tomber à ce niveau ? Ou est-il simplement en train de faire la preuve flagrante de son manque de connaissances sur la situation ?
  • La troisième chose, c’est le racisme qui découle d’un tel procédé. Les musulmans, quoiqu’on en dise, quoiqu’on en pense, en France, sont, dans leur extrême majorité, des citoyens français. Tout le blabla color blind, intégrationiste « tout le monde a sa chance » se pète la gueule quand on renvoit les musulmans en général et les musulmanes en particulier à ce qui se passe en Iran, en Afghanistan et en Arabie Saoudite. Les musulmans sont des français contrefaits,  quand on les rattache à ce qui se passe ailleurs. Et on osera après se plaindre de la racialisation des musulmans, d’une fierté religieuse ostentatoire, d’un désintérêt pour la nation exprimé par de faibles taux de participation aux élections ou dans d’autres secteurs ? Qui pousse qui dans les bras de l’autre dont on ne se sert que pour mieux complexer et brimer ? Qui se sert d’une imagerie raciste et réductrice pour faire valoir ses arguments ? Enthoven s’était déjà illustré dans un cyber clash avec le rappeur Kery James. Il ne semblait pas avoir apprécié les mots durs d’un de ses titres où il chantait « Rabzas et Renois, à leurs yeux, on est toujours des étrangers ». Aujourd’hui, à la lecture de cet article où sont comparées musulmanes françaises et musulmanes saoudiennes, on ne peut que comprendre la position de Kery James.

Et nous dans tout ça…

europe-double-standard-on-freedom-of-speechJe ne parlerai pas de ces journaux qui n’auront rien trouvé d’autre à faire que de relayer des articles vides d’intérêt sur les situations marocaine, algérienne et saoudienne : notre establishment adore recevoir des renforts de l’étranger quand il a une idée à faire passer. Qu’est-ce qu’on adore crier à l’intégration des « musulmans » comme s’ils venaient de musulmanie, d’une part, et leur parler de théocraties musulmanes auxquels ils sont étrangers de l’autre! Quand je lis que les musulmans doivent s’adapter aux lois du pays, je vois que le travail est réalisé sans que cela ne gêne personne : on parle de musulmans comme d’éternels migrants n’ayant que le droit de la fermer. Belle image que l’on donne du pays des droits de l’Homme, hein. Vous la voulez l’intégration ou vous voulez la retarder en créant une sous catégorie déjà blessée par le racisme général ? Savez-vous que vous vous adressée à une catégorie aux multiples polémiques stériles, gangrenée par votre haine, détachée du bloc national, désintégrée par sa religion mais rappelée à l’ordre par la plume de journalistes maghrébins du Maghreb, haute autorité s’il en fallait une pour mieux dompter la bête musulmane de France ? Savez-vous qu’avec ces polémiques, vous faites du tort là où on aimerait qu’on nous fasse enfin du bien ?

Je ne parlerai pas non plus des associations de féminisme pro-establishment à la OLF qui ne peuvent condamner les arrêtés anti-burkini sans en rajouter une couche sur les religions (toutes les religions qu’elles vous disent, histoire de s’éviter une accusation d’islamophobie, grande technique déjà relevée et commentée précédemment), les iraniennes et les pauvres musulmanes oppressées en France qui n’attendent qu’un dévoilement de masse pour goûter à la joie de vivre. Restez entre socialites, mesdames, et continuez de taxer d’islamogauchistes ceux qui, dans l’ensemble, n’ont que faire de votre racisme et de votre vision néocolonialiste du monde.

Je ne parlerai pas non plus des humanistes du dimanche, ceux qui n’ont que du « moi je » à la bouche, ce fameux « moi, quand je vais dans un pays étranger… », ce « moi » faussement universaliste, intellectuel, intègre, bref colonialiste qui ne considère le monde dans son ensemble qu’à la lumière de sa grande sagesse et expertise de comptoir, qui parle et parle, sans jamais écouter, à la place de, au nom de et sans crainte de basculer dans le racisme ou l’exclusion, parce qu’il a un ami musulman qui lui aurait confié sa honte d’être musulman, parce qu’il a lu le Coran, parce qu’il est issu des lumières, jamais suspecté d’impureté de sang, jamais renvoyé à d’autres pays ou réduit à une citoyenneté religieuse dont il n’a jamais voulu mais suffisamment intelligent, du moins plus que les concernés, ces abrutis, pour pouvoir parler en leur nom.

De même que je ne vais pas m’attarder sur les musulman-e-s de services, pom pom girls d’une France où ils ne servent qu’à valider le travail d’accablement car, amis politiques, on sait qu’on ne vous sert qu’à ça. Nous ne sommes pas dupes des politiques ambitieux et de leur besoin de visages basanés mais républicains, d’en bas mais voulant se hisser tout en haut d’un navire sur le point de couler après être tombés dans le piège de Daesh et de sa propre bétise.

Aujourd’hui, il est urgent de comprendre que tout ce remue ménage ne profite, au final, qu’à faire la guerre. On adore la guerre, plus que la paix. La guerre, c’est contemporain, masculin. L’expression ultime de la puissance et de l’arrogance. J’ai bien peur qu’une grosse guerre ait déjà commencé ici, chez nous, sans dire son nom et qu’elle continuera sa macabre danse très loin, emportée par le vent de la propagande, jusqu’aux portes de nouvelles terres à conquérir puis à exploiter.

Je ne veux pas de vos guerres, ni même de votre sagesse, intellectuels progressistes devenus réacs ou féministes ouvertement racistes. Il faut dire que, depuis quelques années, je suis insensible à vos performances, même quand l’effort de paraître sympathique est là, même quand vous vous autorisez, de façon temporaire, une crise d’islamogauchisme et que vous donnez l’impression d’être de nouvelles personnes. Voyez-vous, j’ai une mémoire d’éléphant : je n’oublie pas tout ce qu’on se prend en pleine figure, même sous couvert d’humanisme ou d’un autre « isme » qui, je le sens, ne servira, dans quelques années, qu’à servir de totalitarisme. « I am still mad as hell » (« Je suis toujours aussi furieuse ») chantaient les Dixie Chicks dans Not Ready To Make Nice quand, de façon très pudique, l’Amérique de Bush s’excusait de les avoir mises de côté. Pour le moment, je suis déjà furieux et c’est largement suffisant.

15 réflexions au sujet de « Des Burkinis et des hommes »

  1. Delacour

    Puisque ledit commentaire indigné est bien long pour ne répéter qu’une seule question : »de quel droit un tel ou une telle s’exprime », je vais faire court.
    Allez, monsieur, voir du pays de par le Monde, et revenez nous dire ce qui ne va plus, selon vous, en France.

    Répondre
  2. Zlotzky

    Bien résumé Paige ! Mais ce qui m’effraie le plus c’est que malgré l’arrêté assez sage du Conseil d’Etat, l’opinion semble clairement du côté du flicage général et des maires qui ont pondu les interdictions du burkini.
    Le plus effarant c’est de constater la teneur générale des forums de lecteurs sur les sites de Libé, l’Obs, Médiapart ou autres. Il ne s’agit plus seulement du Figaro ou de Minute où ce genre de commentaires eussent semblé « normal », mais de médias gauche molle où l’on constate que les lecteurs s’insurgent contre les positions pourtant fort modérées des journalistes. Venant des réacs habituels qui gravitent dans la mouvance FN cela n’a rien de surprenant mais le pire vient de ceux qui soutiennent et encouragent l’islamophobie au nom du progressisme, du féminisme, de la laïcité et des Lumières. Ce pays devient asphyxiant.

    Répondre
    1. Paige Auteur de l’article

      Vous savez, quand des rumeurs infondées sont reprises par des personnes hautement placées, quand un premier ministre fait l’apologie du topless comme symbole de libération de la femme, on est juste en train de perdre la tête. Je suis assez écoeuré. Je n’attends même plus qu’on se ressaisisse vu la merdier dans lequel on se trouve.

      Répondre
  3. tungstene

    le plus inquiétant est l’hystérisation de notre société, souvenez vous du mariage pour tous, alors que dans la très catholique Irlande c’est passé comme une lettre à la poste., et qu’il convient de remarquer que depuis que c’est passé eh bien la Terre continue de tourner. Maintenant c’est pour une tenue de bain anecdotique, tout ça vient sans doute d’un mal être sociétal mais il faudrait un peu raison garder.
    Concernant les jeunes et l’Islam, délinquance ou radicalisation, bien qu’étant plutôt anti militariste, le service militaire avait la très grande vertu de palier aux éducations défaillantes de donner des cadres aux jeunes ( et cela marchait d’ailleurs à l’époque des blousons noirs) et les préparait au monde du travail. D’autre part, la directive Bolkestein (que l’on a fait passer en force, merci qui?) cela a, avec la venue des travailleurs étrangers, tari les emplois qui leur étaient accessibles avec peu de formation, cela fait d’eux des No Futur, prêts à n’importe quoi, et c’est là qu’est le fond du problème que cela soit du point de vue de la délinquance ou de la radicalisation. Ces réactions épidermiques tant des politiques que de la société, ne fera qu’amplifier le sentiment d’exclusion.
    Échec complet de la politique, où il n’y a pas de pensées dignes de ce nom. Avec comme pompon les tentatives de retour d’un Sarko.
    Ironique j’ai mis ça sur le forum du Figaro ( j’aime bien côtoyer les abysses) et qui a franchi l’étape des modérateurs???
    « Ah que l’on aimerait voir en lui le grand timonier guidant la France, avec une infaillible clairvoyance, mais comment se guérir de ce terrible doute qui s’immisce en nous, en sachant qu’un jour cet être a dit ça:

    « Je voudrais leur dire qu’on a reçu le coup de pied au derrière mais que c’est pas parce que vous voulez renverser la table que vous descendez de la voiture dont vous vous abstenez de choisir le chauffeur. » »

    Et dire qu’il a même réussi à être le président d’un pays dont il ne maîtrise même pas la langue, c’est assez atterrant

    Répondre
  4. Ataraxi

    Qu’est-ce que je donnerais pour savoir comment les livres d’histoire résumeront cette periode…
    Je pense que ce sera un paragraphe bien sombre, ou alors c’est qu’ils sont pas dans la merde dans le futur.

    Répondre
  5. WANATOCTOUILLOU

    Qu’il me soit permis d’apporter ma propre contribution à ce que vous écrivez avec véhémence mais avec tant de justesse.
    Il s’agit de deux commentaires que j’ai adressés à Raphaël Enthoven, à propos de sa question sur « le string à Ryad ». En défense de l’esprit de tolérance.
    J’ai encapsulé ça dans un pdf.
    http://wanagramme.blog.lemonde.fr/files/2016/08/Enthoven-burkini.pdf

    Répondre
  6. Fred

    Alors là ! bravo ! Tout est franchement dit … rien que du vrai, de l’authentique, du lourd ! Est-il autorisé de partager ce texte j’ai envie de dire « poignant », « criant de vérité » sur tous les réseaux ? Voire même en inonder les sites du gouvernement ? Merci infiniment pour votre bel intellect, ça fait du bien et je suis Français ( et pour préciser, il paraît que je suis un « vrai », un « blanc », un de souche quoi ! mais je n’ai pas fait de recherche sur ma généalogie) . Cordialement.

    Répondre
  7. Galichet

    Tout ceci est bel et bon, mais il ne faut pas oublier que se découvrir est dans presque toutes les civilisations une marque de confiance et de convivialité. Les chevaliers au moyen âge enlevaient leur haume pour montrer qu’ils n’avaient pas d’intention hostile ni de crainte : de la vient la coutume d’ôter son couvre chef pour saluer
    Sur la plage les gens se dénudent pour profiter du soleil et de la mer, mais aussi pour partager un moment de convivialité sans peur de montrer son corps aux autres, même s’il n’est pas sans défauts, parce que on sait que personne ne se moquera de vous. La femme en burkini ne fait rien d’illégal mais elle refuse cette convivialité . Elle veut voir sans être vue. Elle refuse ostensiblement la réciprocité qui constitue le fondement d’une société bienveillante. C’est pourquoi elle suscite la gêne. Elle se conduit comme quelqu’un qui refuserait de serrer la main qu’on lui tend: on ne va pas le verbaliser pour cela, mais il est normal de lui faire sentir que son comportement est impoli !

    Répondre
    1. Paige Auteur de l’article

      Impoli. Bon, admettons…
      Est-ce qu’elle mérite donc d’être accablée, arrêtée, verbalisée, qu’on en fasse tout une polémique estivale ?
      C’est dingue. Par ailleurs, la nudité à la plage n’est ni obligatoire ni signe automatique de convivialité : dois-je rappeler que la mode évoluant constamment, le bikini est encore très récent en France ? J’ai vu des femmes non musulmanes, non voilées, en pantacourt et tee shirt manches courtes allongées sur des serviettes à jouer aux cartes et, de mon point de vue, en tant qu’homme qui porte des maillots relativement courts, je ne vois pas en quoi elles me sont impolies et je n’irai pas jusqu’à dire qu’elles veulent voir sans être vues.

      Répondre
      1. Galichet

        Verbalisées non, mais regardées avec étonnement et curiosité, comme on regarderait quelqu’un qui se promenerait dans la rue en costume de chevalier du moyen âge ou d’indien du Far West…
        Quant à ce que vous dites sur les femmes en tee-shirt ou pantacourt, il n’ y a rien de commun entre ces tenues et le costume de scaphandrier du burkini, surtout quand il est tout noir!

        Répondre
        1. dounya miri

          Oui mais il y a des femmes en pantalon, tunique qui se se font fait verbaliser et interdite de plage alors qu’elles étaient seulement sur le sable avec leurs famille!

          Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *