A propos…

J’ai horreur des présentations.

Parlons peu mais parlons bien.

Shorty plutôt que string. Plage plutôt que montagne. Pas #Charlie mais pas #Charlot pour autant. Anti anti-racisme teubé, anti anti-féminisme larvé, anti anti-lgbt et anti laïcard de combat et à géométrie variable. Fans de l’establishment, de la pensée dominante, de la pensée de ceux et celles qui ne se croient pas dominant-e-s, passez votre chemin, vous risquez de vous faire mal.

12 réflexions au sujet de « A propos… »

  1. marteil

    Bonsoir,
    j’ai lu votre texte qui avait été repris dans “le plus du nouvel obs” trouvé en lien sur FB par ce que je ne lis pas ce genre de journal habituellement (je ne veux pas m’excuser mais je suis abonnée au Monde Diplo, à la décroissance et à Fakir, justement parce que les autres médias me donnent à gerber…et aussi “là-bas si j’y suis” comme ça vous voyez, je suis totalement radicalisée!). D’abord c’est très bien écrit et vous avez un vrai talent. Ensuite, je vais vous dire en contre-point car je suis blanche-femme-médecin comment ont été mes trois derniers contacts avec la police (que j’exècre pour des raisons de lutte politique soit dit en passant).
    1. je rentre du boulot en voiture et fait exceptionnel je téléphone au volant et passe devant une voiture de flics…je me dis: ah c’est vrai ce n’est pas bien de téléphoner au volant et je dis à ma mère bon je te quitte et je raccroche guillerette sans voir que les voitures derrières moi se couchent en épi pour laisser passer une voiture de flics excités qui tentent de me rattraper dans une petite rue résidentielle où je roule à 40. finalement au stop ils arrivent à ma hauteur et là, m’enjoignent de me ranger et j’obtempère sans couper le moteur. Le flic, la fenêtre ouverte me dit “alors comme ça vous téléphonez au volant?” moi: ben oui c’était ma mère mais j’ai vite raccroché. Il est scotché parce que je ne nie pas et me dit “vous savez que c’est interdit?”, moi: oui mais je ne le fais jamais (bon, presque!) Lui: “qu’on ne vous y reprenne pas!”…
    2. je rentre vers 1heure du matin d’un repas de travail un peu arrosé, je suis seule en voiture et après un pont apparaît brutalement en contre-jour une silhouette noire qui agite les bras et m’ordonne de me garer…J’ai franchement la trouille puis je vois que c’est un flic alors je me gare et comme il frappe sur ma vitre il me dit de couper le moteur et de baisser la vitre je m’exécute. “vos papiers” bon, alors de quoi parle-t-il? je sors mon permis et ma carte grise: pas le même nom je me suis mariée entre temps, donc la carte d’identité maintenant. et l’assurance? ah oui son collègue fait le tour de la voiture et lui signale que le papillon vert c’es pas bon…je cherche vainement partout, non vraiment je n’ai pas l’assurance mais je vous jure que c’est renouvelé automatiquement chaque année et que c’est bon…”bon, il faudra mettre tout cela en ordre! circulez!”
    3. je me gare sur une place de livraison en plein Paris devant Montparnasse pour déposer mes enfants au TGV et comme j’ai couru un peu trop au retour je me tape une crise d’asthme: juste à ce moment des flics arrivent. ça ne va pas Madame? je dis que je fais une crise d’asthme et que j’ai oublié ma Ventoline. La fliquette m’indique gentiment de ne pas paniquer il y a une pharmacie un peu plus haut, pas de problème pour la voiture….et s’en va.
    Bon, on pourrait vouloir que les flics soient tout le temps comme ça mais on sait que ce n’est pas le cas et que ce comportement n’est dicté que par une chose: il ont en face d’eux un stéréotype inoffensif, du moins de ce qu’ils en ont retenu.
    A chaque fois je me dis qu’ils ne lisent pas dans mes yeux le mépris que m’inspire l’uniforme, j’ai aussi intériorisé une très faible envie de finir en GAV. Et aussi que c’est à peine croyable, si j’étais mon mari dans ces moments-là qui est un basané, il y a fort à parier que la situation serait en tout point différente. La police, homme ou femme, est à ce point machiste qu’elle a un mépris total pour les femmes et se fie à un flaire tout à fait douteux pour écarter la possibilité que je sois un avorton subversif. Ca peut donner des idées…
    mon message n’est pas à publier c’est une réflexion que je partage avec vous.

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    1. Paige Auteur de l’article

      Merci. Sachez que, pour ma part, après bien des expériences malheureuses, je n’ai pas de haine pour la police mais des souvenirs qui me laissent amer et qui peuvent être élargis à des expériences en milieu professionnel, dans la rue, etc… Après, je sais que le hasard aussi peut y être pour quelque chose, que certains policiers n’ont pas du tout le même état d’esprit et c’est ce qui m’interdit de condamner chaque membre de la police individuellement.
      Merci aussi pour votre compliment, madame, sur mon “talent”. J’espère que mon roman, quand il sortira, bénéficiera du même accueil.

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  2. Anna

    Bonjour Paige,
    J’ai trouvé ton dernier article sur la brutalité policière magnifique à plusieurs points de vue. Sortir de soi même pour écrire un billet comme celui-ci, n’est pas chose évidente et les faits que tu soulèves raisonnent fortement en moi.
    Merci pour ce témoignage.

    Par ailleurs, j’ai co-fondé une revue littéraire à contre-courant en ligne intitulée Ataye et nous aimerions vivement que tu fasses partie des auteurs pour notre 1re édition dont le thème est “identité et déchéance”.
    Si tu es intéressé pour nous soumettre un de tes articles, tu retrouveras plus dinfo à http://revue-ataye.com/

    Merci
    🙂
    A

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    1. Paige Auteur de l’article

      Bonsoir à vous 😉
      Je suis flatté par cette proposition. Je ne sais même plus par où commencer mais autant être franc : ce serait un honneur de partager avec vous un article. Je travaille actuellement mon premier roman qui croise plusieurs sujets assez durs et peu étudiés avec un point de vue racisé… c’est dire l’expérience et l’inspiration que j’ai.
      Je pense vous faire un retour dès que possible 🙂

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  3. Olga

    Bonjour Paige,

    Voici le commentaire que j’ai écrit sur votre texte, et qui vous est aussi adressé en remerciement, car il est inspirant et stimulateur de conscience :
    https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Folga.yog%2Fposts%2F10209757526685146&

    Votre texte publié ici :
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1541949-mort-d-adama-traore-victime-de-violences-policieres-je-la-fermais-plus-maintenant.html

    Merci 🙂

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  4. Christine Le Doaré

    Bonjour

    Je vous remercie de dé-tagger mon nom de votre article : http://paigepalmer.neowp.fr/2015/11/08/marche-pour-la-dignite-blantriarcat-offense/
    http://paigepalmer.neowp.fr/tag/christine-le-doare/
    En effet, ce texte est proprement outrancier et amplement diffamatoire, vous interprétez, déformez et accusez, bien mais j’espère que vous en assumez les conséquences. Il n’est pas légalement permis d’affabuler, interpréter ni déformer ainsi la pensée des gens encore moins de tenir publiquement des propos diffamatoires ; en outre, une décision de la cour européenne instaure désormais un droit au déréférencement. Aussi, si ce texte et le tagg sur mon nom n’étaient pas supprimés très rapidement, je serais contrainte de déposer plainte auprès de la CNIL.
    Vous pouvez attaquer des régimes, des lois, des idées, pas des personnes.
    Cordialement

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    1. Paige Auteur de l’article

      Bonsoir,

      Il me semble que ce sont vos idées qui sont clairement déconstruites et critiquées dans cet article, de même que certains mensonges sont exposés. A aucun moment votre personne n’est directement attaquée; je vous signale, au passage, que chaque parole que je rapporte est tirée de votre blog, indiquée par des liens, placée entre guillemets et en italique. Pour terminer, je vous remercie de ce rappeler sur ce que vous appelez affabuler, interpréter (?) et accusez mais j’aimerais savoir comment il est possible de me reprocher ce que vous faites en permanence sur votre blog. Je veux dire, parler des atrocités commises à Cologne sous un titre tel que “Le viol politique de femmes en occident : une sale guerre de civilisation”, n’est pas une interprétation (subjective,comme le veut la règle) ? A moins qu’il me soit reproché d’avoir reproduit des tweets publics ? Ou un statut Facebook? Ou ma simple liberté d’expression vécue par vous comme une diffamation (dont j’attends, en grand discuteur, qu’on me pointe les travers)? J’avoue ma naïveté. Mais j’avoue surtout me trouver sans voix quand des personnalités qui tiennent des blogs sur lesquels on peut y lire maintes critiques torsadées de jugements subjectifs venir déformer mon article en m’accusant de faire ce qu’elles font. Madame Le Doaré, soit on accepte la critique surtout lorsqu’elle est fondée, documentée et sourcée, soit on avoue son impuissance à y répondre mais, de grâce, ne faites pas dire à cet article ce qu’il n’a jamais dit.

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  5. rosepepper

    Bonjour Page Palmer,

    Je vous écris pour vous demander une requête: est ce que c’est possible d’effacer un commentaire que j’ai écris sous l’article “Des Burkinis et des hommes” c’est le tout dernier commentaire datant du 17 Ocrobre 2016.

    D’avance merci.

    http://paigepalmer.neowp.fr/2016/08/25/des-burkinis-et-des-hommes/

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